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Résultats de la Deuxième Enquête sur l’Emploi et le Secteur Informel au Cameroun (EESI 2) 2010 - Phase 1:

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Principaux résultats de la phase 1 : l’Emploi

La première phase de la deuxième Enquête sur l’Emploi et le Secteur Informel avait pour objectif principal de produire des indicateurs pour évaluer et suivre l’évolution de l’emploi.

L’examen des principaux résultats montre que l’offre et la demande de formation professionnelle demeurent faibles et dominées par les formations sur le tas, et ce en dépit de son importance pour l’accès à l’emploi.

Tout comme en 2005, la structure des emplois selon le secteur institutionnel montre que la majorité des actifs occupés exercent leur emploi dans le secteur informel notamment dans l’informel agricole. La part de l’emploi dans le secteur formel reste donc faible. La structure des emplois selon le secteur d’activité présente une prédominance des emplois du secteur primaire en milieu rural et des emplois du secteur tertiaire en milieu urbain.

Le chômage reste un phénomène essentiellement urbain, très concentré à Douala et Yaoundé où l’on enregistre en général des taux de chômage à deux chiffres. Il touche principalement les jeunes, surtout âgés de 15-34 ans avec un taux de chômage au sens large évalué à 15,5%. Les femmes sont un peu plus concernées que les hommes, et se découragent le plus dans la recherche de l’emploi. Par ailleurs, la possession d’un diplôme ou un niveau d’instruction élevé ne garantit pas toujours l’accès à l’emploi.

La difficulté d’insertion sur le marché du travail dépend des canaux utilisés. Les voies informelles sont les plus utilisées à cause d’une méconnaissance des structures privées et publique (FNE) de placement.

Plus de la moitié des chômeurs mettent plus d’un an dans la recherche d’un emploi généralement salarié. Le revenu minimum acceptable par les chômeurs pour occuper un emploi est en moyenne de 59 800 FCFA par mois (soit 70 900 FCFA pour les hommes et 54 000 FCFA pour les femmes), ce qui est un peu plus de deux fois supérieur au SMIG en vigueur au Cameroun.

Le principal problème du marché du travail au Cameroun n'est pas le chômage mais plutôt le sous-emploi. Près de trois travailleurs sur quatre sont sous employés, un sous-emploi qui résulte principalement d'une faible rémunération, puisque 70,3% de travailleurs gagnent moins que le salaire minimum mensuel légal qui est de 28 500 FCFA. Cette situation de sous-emploi remet en exergue la problématique de l’adéquation formation-emploi.

L’analyse des mobilités dans l’éducation montre que les générations actuelles sont mieux éduquées que les précédentes et ce indépendamment du genre. Cependant, la durée de vie scolaire en milieu rural demeure courte comparée à celle enregistrée en milieu urbain.

En ce qui concerne la mobilité professionnelle, la structure des emplois dans le milieu rural est restée relativement stable alors que dans les villes, les activités se sont diversifiées suite au développement économique. La mesure du taux d’immobilité tenant compte à la fois de la catégorie socioprofessionnelle et du secteur d’activité du père et de l’enfant, montre qu’un camerounais sur deux travaille dans le même secteur d’activité et dans la même catégorie socioprofessionnelle que son père.

L’analyse des projets professionnels a montré que la moitié des actifs occupés souhaitent conserver leur emploi actuel. Les jeunes actifs, mieux éduqués que leurs aînés, préfèrent plus les emplois dans le secteur public.

En termes d’évolution, entre 2005 et 2010, le marché du travail a connu une légère embellie structurelle, avec l’amélioration des grands fondamentaux que sont le sous-emploi, le chômage et l’emploi décent. Le travail décent quant à lui connait une légère amélioration avec la remontée de l’emploi salarié dans l’informel non agricole en milieu rural et dans une moindre mesure en milieu urbain de certaines régions. Le taux d’emploi vulnérable a également diminué notamment chez les femmes et les jeunes de 15-34 ans ; de même chez les actifs de niveau d’instruction moyen (primaire et non scolarisé). Mais le travail décent demeure un problème préoccupant malgré cette baisse sensible puisqu’il occupe encore les trois quart de la population salariée en 2010.

Au delà de ces conditions d’activité, on observe néanmoins entre 2005 et 2010 une hausse du revenu issu de l’emploi principal avec comme corollaire le recul du sous-emploi global. Toutefois, au regard de l’évolution de la durée du travail et de celle de l’informalité de l’emploi, des efforts restent à consentir pour atteindre l’objectif fixé par le DSCE en ce qui concerne le sous-emploi et la promotion des emplois décents.

Recommandations

Ces différents résultats suggèrent des recommandations ci-après :
  • Accélérer la mise en place des politiques visant l’amélioration de l’offre de la formation professionnelle, modalité importante de l’accès à un emploi de qualité ;
  • Recentrer l’organisation et le fonctionnement des établissements de formation supérieure diplômante (BTS, HND, DSEP, Licence professionnelle, etc.) et de formation professionnelle qualifiante à travers ; (i) la réorientation des programmes de formation en insistant sur la méthode d’alternance ; (ii) le recrutement de formateurs et enseignants desdits établissements ; (iii) l’appui multiforme à ces structures de formation ;
  • Diversifier les programmes d’insertion professionnelle en faveur des jeunes, des femmes et des personnes de niveau d’instruction supérieur et mettre en place le guichet unique pour l’emploi ;
  • Renforcer le système d’information (ONEFOP) et celle de l’orientation professionnelle (COSUP, FNE,…), ce qui permettrait de limiter en amont les délais d’insertion des chercheurs d’emploi et l’adoption par ces derniers des canaux formels de recherche d’emploi ;
  • Accélérer la migration du secteur informel vers le secteur formel ;
  • Accélérer la mise en œuvre de la stratégie du DSCE portant principalement sur l'accompagnement des acteurs du secteur informel pour organiser leurs activités en très petites entreprises ;
  • Poursuivre les efforts d’amélioration des conditions d’activité des acteurs du secteur informel agricole et non agricole ;
  • Renforcer les capacités des acteurs du secteur informel (techniques, matérielles et financières) ;
  • Etendre la sécurité sociale aux travailleurs du secteur informel ;
  • Réviser le code du travail en tenant compte du contexte actuel ;
  • Promouvoir les activités non agricoles en milieu rural ;
  • Encourager les actions en vue de la promotion de la culture et la gouvernance syndicales.



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Flash Infos

JOURNÉE AFRICAINE DE LA STATISTIQUE, 18 novembre 2016 : DÉCLARATION OFFICIELLE DU MINISTRE DE L’ECONOMIE, DE LA PLANIFICATION ET DE L'AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE. Pour plus d’information cliquer Ici.

LE MOIS DE LA STATISTIQUE AU CAMEROUN, édition 2016 : Depuis 2015, le Cameroun a institué le MOIS DE LA STATISTIQUE qui couvre la période du 20 octobre au 20 novembre dans le but de marquer son adhésion à la résolution des Nations Unies qui invite les pays membres, de promouvoir à travers des actions, la Statistique en tant qu’outil d’aide à la prise de décision axée sur les résultats. Pour l’année 2016, LE MOIS DE LA STATISTIQUE AU CAMEROUN est meublé par plusieurs activités et porte sur le thème «Renforcement des statistiques économiques pour l’intégration régionale, la transformation structurelle et le développement durable ». Pour plus d’information cliquer Ici.

PARIS21 : Rapport 2016 sur le soutien des partenaires à la Statistique dans le monde. Pour plus d’information cliquer Ici.

Annuaire Statistique du Cameroun 2014

LE MOIS DE LA STATISTIQUE :AGENDA
Du 12 au 16 octobre 2015 :Mise en adaptation de la SNDS 2, sous le format de la planification stratégique intégrée.
19 octobre 2015 : Forum de sensibilisation sur les résultats de l’atelier régional sur la planification stratégique intégrée (co-organisé avec AFRISTAT-STATCanada & Paris21).
22 octobre 2015 : Grande sensibilisation autour de la SNDS 2 en alignement sur les ODD, et les défis de l’AP2015 en matière statistique.
26 octobre 2015 : Organisation d’une table ronde avec les partenaires au développement pour le financement de la SNDS 2.
30 octobre 2015 :
(1) Installation du Conseil National du 4ème Recensement Général de la Population et de l’Habitat, du Président et des Vice-présidents du Comité Technique;
(2) Installation du Président du Conseil d’Administration, du Directeur Général et du Directeur Général Adjoint du Bureau National de l’Etat Civil.
14 novembre 2015 :Une marche sportive réunissant tous les membres du SSN.
18 novembre 2015 :
(1) Tenue de la 14ème session du CNS;
(2) Communication du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire sur le thème de ces journées.

Rapport préliminaire de l'ECAM4 de 2014. Pour plus d’information cliquer Ici.

Atelier de lancement du Projet de renforcement des capacités des pays à l’utilisation des technologies mobiles pour la collecte des données statistiques au Cameroun, du 24 au 26 juin 2015 à Yaoundé. Pour plus d’information cliquer Ici.

Contribution à la 73e lettre d’AFRISTAT (LLA) 2eTrimestre 2015. Pour plus d’information cliquer Ici.

Avis d’appel d’offres national ouvert n°03/aono/ins /cipm/2015 du 20 avril 2015 pour le gardiennage des locaux de l’INS -exercice 2015. Pour plus d’information cliquer Ici.

Relevé des conclusions et recommandations de la 46ème Session de la commission statistique des Nations unies, New-York, du 27 février au 06 mars 2015. Pour plus d’information cliquer Ici.

60e WSC 2015 : Appel à communication. La soumission des articles pour une présentation est ouverte jusqu'au 13 Février 2015. Pour plus d’information cliquer Ici.

Première réunion du Comité des Directeurs Généraux des Instituts Nationaux de Statistique (CoDGs) et la Commission Statistique pour l'Afrique (StatCom-Africa), Tunis, du 8 au 12 Décembre 2014, . Pour plus d’information cliquer Ici.

Evolution de l’inflation au cours des neuf premiers mois (janvier-septembre) de l’année 2014 .

Annuaire Statistique du Cameroun en 2013 .

Etude sur la situation de référence des indicateurs De la chaine pénale au Cameroun en 2014 .

Célébration de la 24ieme Journée Africaine de la statistique (JAS) sous le thème: "des données en accès libre, en faveur de la responsabilité et de la participation sans exclusion".

Etude sur les transactions transfrontalières du commerce extérieur en 2014 .

Les Comptes Nationaux du deuxième trimestre de 2014.

Les Comptes Nationaux du premier trimestre de 2014.

Rapport sur la monographie des échanges transfrontaliers de marchandises au Cameroun, 2014.